Comment savoir si je souffre d’anxiété généralisée?

Anxiété généraliséeL’anxiété généralisée, mieux connue sous l’acronyme TAG (trouble d’anxiété généralisée), fait partie intégrante de la classification des troubles anxieux depuis 1980, au même titre que le trouble panique (répétition d’attaques de panique), le trouble de stress aigu en lien avec des traumatismes psychiques et les phobies.

Symptômes physiques du TAG

Il est souvent difficile de diagnostiquer le TAG et cela ne se fera que par l’intermédiaire de votre médecin. Pour y parvenir, celui-ci va se fier à plusieurs symptômes:

  • Un état d’anxiété qui perdure depuis au moins six mois;
  • Une tendance incontrôlable à s’inquiéter excessivement pour des situations du quotidien (famille, travail, santé, maison…);
  • Un état d’hypervigilance: tension, insomnie, fatigue, difficultés de concentration, réactions de sursaut;
  • Des symptômes chroniques: douleurs musculaires ou rachidiennes, céphalées, insomnie, troubles digestifs…

Contrairement à l’opinion communément acceptée en France, on pense au Québec qu’une anxiété généralisée persistante peut conduire à la dépression, et non pas que l’anxiété est un symptôme de la dépression.

Symptômes psychologiques du TAG

Au-delà de ces quelques caractéristiques, le trouble d’anxiété généralisée peut s’identifier à partir de certaines tendances psychologiques facilement décelables à partir du moment où l’on porte une attention particulière au discours intérieur.

Ainsi, vous pourrez constater une tendance démesurée à vous faire du mauvais sang pour toutes sortes de raisons. L’apparition de ces inquiétudes est la plupart du temps involontaire, à force de stimuler le même circuit neurologique.

Inquiétudes démesurées

L’habitude d’envisager avec appréhension la réalisation de scénarios négatifs que vous inventez dans votre esprit renforce une façon de percevoir la vie qui devient dominante, envahissante et parfois obsédante. C’est devenu plus fort que soi, un peu comme le refrain d’une chanson que vous auriez entendu et dont vous ne parvenez pas à vous défaire.

Le fait de surestimer la probabilité que ces scénarios se produisent amplifie l’intensité des peurs qui en sont à l’origine. Elles prennent plus de force et de poids, jusqu’à influencer les comportements dans le quotidien.

Épuisement et fatigue

Vous êtes tantôt agité, tantôt épuisé, vos gestes et vos paroles sont moins affirmées et les résultats s’en ressentent rapidement.

En plus de craindre que vos peurs se réalisent, vous craignez la souffrance qu’elles véhiculent, même si vos peurs demeurent uniquement dans votre esprit!

Inévitablement, vous faites preuve de plus de vigilance et de méfiance, mais cette tentative de prévention et de protection face à un danger qui, le plus souvent, ne se réalisera jamais, devient épuisante à la longue.

Comment sortir de ce cercle vicieux avant que vous y laissiez des morceaux de votre santé mentale?

Reprendre le contrôle

Comprenez tout d’abord que, même si vous avez perdu le contrôle de ce qui se passe, vous avez du pouvoir sur le fonctionnement de votre cerveau.

Il vous faut simplement apprendre à utiliser celui-ci de façon plus adéquate en l’orientant dans une autre direction: comment améliorer votre bien-être et votre confort au lieu de chercher comment prévenir la souffrance? Cela implique d’arrêter de croire certaines choses qui vous nuisent, et particulièrement que vous êtes victime de ce qui vous arrive.

Vous ne pouvez parvenir à vous libérer du trouble d’anxiété généralisée sans travailler sur votre façon d’aborder la vie, sans actualiser votre image de vous-même et assouplir les attentes que vous nourrissez aussi bien à l’égard de la vie et des autres que de vous-même.

Facile à dire, mais difficile à accomplir tout seul. Après tout, comment voulez-vous qu’un poisson rouge qui vit dans un bocal puisse parvenir tout seul à voir la forme du bocal, tant qu’il reste pris à l’intérieur? Il va devoir sortir du bocal, c’est-à-dire changer de point de vue, pour mieux se rendre compte des limites du milieu dans lequel il vit.

Lorsque vous vivez de l’anxiété généralisée, vous êtes un peu comme un poisson rouge qui tourne en rond dans son bocal.

Changer votre façon de penser

Si vous vous surprenez à ressasser encore et toujours les mêmes histoires du passé, les mêmes craintes face à l’avenir, il est temps de faire quelque chose de différent, de nouveau, pour sortir du bocal et voir les limites dans lesquelles votre anxiété vous emprisonne. C’est la façon la plus efficace de parvenir à vous libérer et à vous sentir à nouveau bien dans votre peau.

Aidez-vous à réaliser cette transformation, par tous les moyens qui vous semblent utiles et efficaces.

Ne restez pas seul dans ces moments-là, vous risquez de vous enliser davantage et vous savez au fond de vous que la vie peut revêtir une apparence plus plaisante, malgré ses aléas.

Certaines personnes attendent de ne plus tolérer la souffrance avant de chercher des outils, mais il n’est pas nécessaire d’être écorché à vif pour réagir.

C’est en cherchant des solutions que vous parviendrez à les trouver. Le simple fait de tourner votre regard dans cette direction vous aidera à sentir que vous reprenez le contrôle.

Même si la porte de sortie tarde à s’ouvrir, cultivez la confiance que vous progressez et que vous pouvez arrêter de souffrir du trouble d’anxiété généralisée.

D’autres y sont déjà parvenus, alors pourquoi pas vous?

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