Faut-il avoir peur du coaching de vie?


Depuis la parution de la Loi 21 afin de réglementer au Québec le titre de psychothérapeute et d’en définir les caractéristiques, le coaching de vie est également amené à se préciser.

Un de mes premiers faits saillants est que, malheureusement, la profession de coach ne bénéficie pas d’une reconnaissance légale protégée. Autrement dit, n’importe qui peut prétendre offrir ce type de services, comme ce fût le cas pour la psychothérapie auparavant.

Bien évidemment, comme pour de nombreux corps professionnels, on entend plus souvent parler des aberrations et des arnaques de personnes à la moralité douteuse. Loin d’accuser qui que ce soit, je demeure convaincu que la plupart de ces personnes croient réellement être en mesure d’aider leur prochain. Il n’en demeure pas moins que la personne à la recherche d’une aide aura plus de difficulté à s’y retrouver. Or, elle en a bien souvent assez comme ça. Comment s’y retrouver?

En attendant de voir le jour où le titre de coach fera l’objet d’un statut à part entière, comme celui des psychologues, des travailleurs sociaux et des psychothérapeutes, il convient de préciser certains critères pour choisir un coach et si cette approche correspond à vos besoins.

Qu’est-ce que le coaching?

Le coaching n’est pas une approche de psychologie ou de psychanalyse. Elle ne repose pas sur une méthode de travail visant à découvrir les causes des problèmes en les recherchant dans le passé. Au contraire, la pratique du coaching vise à aider le client à développer ses compétences et ses comportements pour mieux s’épanouir et atteindre des objectifs aussi bien dans sa vie personnelle que professionnelle.

En ce sens, le coaching est une forme d’entraînement visant à accompagner une personne dans l’atteinte de ses objectifs. L’axe de travail est donc orienté vers le futur plutôt que vers le passé. Ce dernier n’est pas pour autant complètement délaissé et trouvera son utilité en tant que réservoir d’apprentissages. Le coach guidera le client pour y puiser des expériences de vie où le client était en possession de certaines compétences qui lui font défaut dans son présent.

Le coaching est donc un processus dynamique et pratique par lequel une personne est guidée vers la mise en place de changement pour atteindre des résultats qu’elle souhaite atteindre.

Existe-t-il une formation spéciale?

Le coaching peut être pratiqué à travers différents types d’approches thérapeutiques. La plupart prenant racine dans des thérapies brèves telles que l’approche orientée solution, la Gesltat, l’école de Palo Alto, l’hypnose éricksonienne, la thérapie cognitivo-comportementale, la thérapie par les mouvements oculaires et la PNL (Programmation Neuro-Linguistique).

En ce sens, le coach ne pose aucun diagnostic et n’est pas formé pour prescrire des médicaments. En fait, sa pratique fait partie des médecines douces.

Un coach professionnel digne de ce titre aura donc une certification dans une ou plusieurs approches faisant l’objet d’une reconnaissance auprès d’une association professionnelle.
Il s’engage ainsi à respecter et à exercer ce métier selon un code de déontologie offrant au client des garanties de qualité du service offert.

Identifier le bon grain de l’ivraie

Pour savoir à qui vous avez affaire, quelques questions sont à clarifier afin d’effectuer votre choix.

1. Tout d’abord, il vous appartient de savoir si le coaching est l’approche dont vous avez besoin.

Si vous cherchez des outils, une démarche brève et active, des résultats pour répondre à des besoins ponctuels, alors le coaching devrait vous convenir.

Bien sûr, c’est à travers une première séance que vous en aurez le cœur net. Comme dans toute relation, il est essentiel que vous vous sentiez en confiance, compris et bien guidé dans la démarche que vous entreprenez.

2. Vérifier la certification

Lorsque vous sélectionner votre futur coach, demandez-lui qu’elle est sa certification, c’est-à-dire sa formation. Par exemple, un coach professionnel certifié en PNL vous garantira que celui-ci a reçu de 1000 à 1200 heures de formation.

Cela lui permettra également d’émettre des reçus, pas seulement pour vos impôts, mais pour les assurances collectives si vous en avez.

Ainsi, un coach certifié en mesure de vous fournir un reçu vous permettant de prétendre à un remboursement d’honoraires implique que sa formation est reconnue par une association qui officialise sa pratique. Au Québec, en être membre nécessite de répondre à certaines critères de formation comme le nombre d’heures et la qualité du programme offert par l’établissement d’enseignement.

3. Existence de plaintes

On dit que l’habit ne fait pas toujours le moine. De la même façon, le fait d’être décoré de diplômes jusqu’au bout des ongles n’est pas toujours un gage de compétence. La preuve en est qu’il existe des charlatans dans de nombreux domaines.

Malgré tout, vous pouvez vérifier l’existence d’éventuelles plaintes auprès de l’association ou de l’ordre dont fait partie le professionnel de votre choix. Il suffit de téléphoner à l’organisme en question et de donner son nom.

Si après ces quelques vérifications, vous ne trouvez rien de louche, c’est que vous avez sûrement trouvé une personne intègre, professionnelle pour vous guider, même si cela implique de vous référer à un autre professionnel si votre besoin dépasse le cadre de ses compétences.

Exprimez vous!

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