Adieux, honte et culpabilité!

adieux, honte et culpabilité!Souvenez-vous, lorsque vous étiez enfant et que vos parents ont découvert une bêtise que vous aviez si habilement cachée, la honte et parfois la culpabilité vous envahissez.

Que se passait-il?

L’heure du sermon était peut-être venue ou bien, on vous envoyez dans votre chambre, privé de télévision, de jeux ou de sorties pendant quelques jours.

Selon la gravité de votre malice de jeunesse, la sanction était plus ou moins conséquente. Que faire d’autre, pour diminuer votre sentence, si ce n’est de regretter profondément l’acte reproché?

Vous avez alors rapidement découvert qu’en exprimant votre culpabilité à chaudes larmes et en vous confondant d’excuses en tout genre, vous rachèteriez votre salut!

La culpabilité, une vertu?

Maintenant adulte, la culpabilité est passée dans les mœurs pour devenir une vertu aux yeux de ceux à qui vous avez des comptes à rendre.

Malgré les nombreux atouts qu’elle procure, elle peut également servir d’outil de manipulation, de domination, de dévalorisation et nuire de maintes façons en provoquant des angoisses, des attaques de panique, etc. …

La culpabilité se retrouve également chez les personnes vivant des phobies sociales, et s’accompagne de honte. Or, à force de se sentir coupable, on finit par serrer le frein à main de sa liberté.

Coupable ou responsable?

En vous attachant à la culpabilité et aux stratégies comportementales d’évitement qu’elle suscite, vous vous privez de la possibilité de prendre vos responsabilités ou de remédier aux conséquences de vos actes.

Au lieu d’affirmer votre valeur, vous cultivez la gêne, les doutes et les angoisses d’anticipation. Votre anxiété justifiera alors votre culpabilité. Gardez votre dignité et votre fierté!

La vie offre bien plus que la possibilité d’être un expert dans tous les domaines. Aussi, il est possible d’apprendre à assumer les conséquences de ses actions en demeurant conscient que vous faites du mieux que vous pouvez avec ce que vous avez reçu de la vie.

Alors cessez de continuellement vous excuser et de quasiment demander pardon d’exister! Bien au contraire, reconnaissez honnêtement et la tête haute, que vous avez commis telle ou telle erreur puis exprimez votre intention de remédier à la situation.

Une façon de préserver l’amour d’autrui

La culpabilité puise souvent sa source dans un sentiment d’impuissance. Celui-ci reflète nos limites tout au long de notre vie, et nous permet de constater nos propres imperfections, inhérentes à notre nature humaine.

De ces origines découlent de nombreuses peurs, souvent en lien avec la peur du regard des autres (phobie sociale), de perdre une situation ou l’amour des autres. Pour éviter que ces situations se réalisent, il est aisé de tomber dans le piège de renoncer à ses désirs.

Après tout, il semble logique de croire qu’en vous conformant aux valeurs morales véhiculées par votre entourage, vous continuerez à appartenir au groupe, à la famille, à la société. Cependant, à partir du moment où vos désirs ne sont pas destructeurs, ils peuvent contribuer autant à votre bonheur qu’à celui de votre entourage.

Là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir!

Vous gagnerez donc à délaisser la culpabilité pour affirmer davantage vos désirs et votre capacité à les combler, quelle que soit la situation. Après tout, vous méritez bien cette petite récompense que vous vous refusez depuis si longtemps. Si vous croyez le contraire, vous êtes en train de vous envoyer le message que vous le méritez!

Cessez progressivement de vous auto critiquer, apprenez à dire adieux à la honte et à la culpabilité, à vous pardonner sont autant d’aptitudes que vous pouvez développer pour vous autoriser à vivre plus librement.

Exprimez vous!

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